Pour Etre Soi

Psychophanie

Qu’est ce que c’est ?

Issue de la « Communication Facilitée », la psychophanie est une démarche encore peu connue, également en lien avec l’inconscient.  L’objet de la démarche  est d’entendre ce que la personne a à dire avec un autre moyen que la parole, par le moyen d’une communication subtile, d’inconscient à inconscient. 
La psychophanie apporte une lettre à soi même où je sers d’intermédiaire entre vous et..vous même.

Origines :

La communication facilitée est une technique découverte en Australie, c’est l’orthophoniste Anne Marguerite Vexiau qui l’applique pour la première fois en France en 1997. Elle consiste au départ à pouvoir communiquer avec les personnes présentant un handicap du langage ; comme l’autisme par exemple. C’est en constatant les effets thérapeutiques de la démarche qu’Anne Marguerite Vexiau a étendu son application à tout public, dans le but d’un travail sur soi et en a produit la psychophanie ; « l’écoute du soi », avec des applications plus riches et variées encore que la communication facilitée. En effet, la psychophanie ouvre sur des plans beaucoup plus larges, tels que l’histoire de la personne, celle de sa famille (psychogénéalogie), les désirs ou les peurs refoulées, les parties de soi inconscientes, etc.

Qu’est ce qui s’exprime en soi, sur quoi et pourquoi ?

Tout ce qui compose la personne est orchestrée par notre « partie sage », notre inconscient, gardien de nos ressources de nos ombres et de nos mémoires. Ce sage en nous prend la parole  pour exprimer ce qu’il y a à comprendre et/ou découvrir sur soi ou sur sa lignée , dans le but de résoudre un blocage, décoder une somatisation en traduisant les maux en mots, ou toute autre application nécessaire sur le moment, pour avancer, et progresser dans la conscience du Soi.

Comment ça se passe concrètement en séance ?

Nous sommes côte à côte, devant un écran d’ordinateur, mes mains sont posées sur le clavier et pour marquer le début de la psychophanie, la personne qui consulte pose sa main sur mon bras, les mots et phrases se formulent et je les tape en les lisant à voix haute au fur et à mesure. Le rythme de la communication est trop rapide pour envisager une quelconque censure, donc tout ce qui se formule s’écrit, sans jugement aucun, ni sur le vocabulaire, ni sur la forme dans son ensemble, ni sur le fond.
Le geste de poser la main sur le bras du facilitant (c’est ainsi que l’on nomme le praticien en psychophanie) est très important. Il marque une autorisation mutuelle à nos psychés d’entrer en contact à un niveau subtil qui permet d’exprimer d’un côté et de recevoir de l’autre.
La posture du facilitant est à  la fois totalement neutre au niveau mental, et en même temps, très impliquée, puisque votre inconscient va utiliser mon vocabulaire ; ma banque de données en d’autres mots, pour exprimer ce qu’il a à dire.
C’est la raison pour laquelle chaque psychophanie est unique et chaque facilitant de cette discipline marque le travail de sa propre empreinte, sans que cela gène ce qui se dit.

Une image pour apporter une explication au processus d’expression lors d’une psychophanie :
 
C’est comme si vous louiez une maison et que vous y prépariez un repas ; il y a tout ce qu’il faut pour cuisiner ; les ingrédients (mots) et les ustensiles (structure du langage) et néanmoins c’est vous qui êtes aux fourneaux en réalisant la recette du jour, celle qui vous correspond, c’est votre cuisine !

Pourquoi cet outil n’est il pas plus connu ou plus répandu ?
 
Cette technique reste controversée, notamment du fait qu’il est impossible à l’heure actuelle de prouver comment ça marche très précisément, puisque les explications des mécanismes en action relèvent de la physique quantique, dont la logique même est si difficile a rationaliser. (les réactions que la technique suscite sont  parfois assez proches de celles qu’a provoqué l’homéopathie il y a 30 ans)

Mon point de vue :

C’est un raisonnement pragmatique qui m’a poussé à me former à cette technique : tout simplement en me basant sur les résultats thérapeutiques incontestables obtenus sur moi-même, au moment où une somatisation inexplicable , vécue pendant plusieurs mois.
Trois séances ont suffit à la fois à comprendre ce qui se passait pour moi, à l’accepter et à l’intégrer pour passer à autre chose. Je me suis formée dans la foulée auprès de Denise Sénéca à Paris en 2007.

Quelles situations amènent le choix de faire un travail en psychophanie ?

Depuis, l’expérience accumulée est d’une grande richesse, et permet de recouvrir plusieurs domaines regroupés par thèmes, bien que chaque chemin soit tout à fait unique :
Episode de mal être, de tensions incompréhensibles ou difficiles à démêler,
Manque d’estime de soi, de confiance en soi, timidité qui freine la personne dans ses relations ou ses prises de positions, etc.
Peur ou phobies,  idées obsessionnelles,
Deuils difficiles,
Difficultés sur le plan professionnel : motivation en panne ou ambition qui « dévore », relations difficiles avec la hiérarchie ou avec les collègues, etc.
Symptômes sans origine organique ou bien chroniques, ou encore transmis par la famille,
Conflit (couples, parents/enfants)